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Bratislava trip, Slovakia

Virginie Giffo

Fin janvier, j'ai voyagé une semaine à Vienne et Salzbourg (Autriche) et Bratislava (Slovaquie). Pour ma dernière destination, j'ai pris le train avec la ÖBB, réseau ferroviaire autrichien qui est bien plus moderne que la SNCF : les trains sont équipés de wifi et de prises par exemple. En revanche, je n'ai pas trouvé la signalétique très facile à comprendre dans les gares.

La Slovaquie est un pays d'Europe Centrale tout en longueur, entouré de l'Autriche à l'Ouest, la Hongrie au Sud, l'Ukraine à l'Est, la Pologne et la République-Tchèque au Nord. Après la dissolution de l'Empire d'Autriche-Hongrie en 1918, la Tchécoslovaquie est fondée (Bratislava rejoint cet état un an plus tard) et devient, lors du Coup de Prague en février 1948, un pays satellite de l’URSS qui impose le régime communiste jusqu'en 1989. La Slovaquie prend son indépendance le 1e janvier 1993 et Bratislava devient la capitale, située à la frontière, au Sud-Ouest, et traversée par le Danube. Comme en Estonie, l'adhésion du pays à l'Union Européenne a eu lieu le 1e mai 2004, mais l'adhésion à la Zone Euro a eu lieu deux ans plus tôt, le 1e janvier 2009.

La gare centrale où je suis arrivée n'est pas très accueillante, très vétuste, mais j'avais été prévenue. Veronika m'attendait, c'est une amie que j'ai rencontré à Tallinn, où elle était en Erasmus seulement pour un semestre. Elle vient du centre-nord du pays, mais est venue me rendre visite avec une amie, et un de ses amis nous a très gentiment prêté son appartement pour la nuit !

Contrairement aux pays Baltes ou à l'Autriche où (presque) tout le monde parle anglais, ici je suis bien contente d'être accompagnée d'une « locale » qui m'aide à acheter une carte de transports. Ici le pass 1 jour ne coûte que 3,54 €, et pour les étudiants Slovaques c'est 1,27 € ! Si en Estonie et en Finlande il est monnaie courante (...) de payer par carte quel que soit le montant (même une simple banane dans un super marché), en Autriche et en Slovaquie je me suis plusieurs fois retrouvée face au problématique « No : cash only ». Comme les transports, la nourriture est très abordable dans la majorité des restaurants et des bars (des pintes de bière à moins d'1 € !), mais comme partout, certains restaurants à la mode sont beaucoup plus chers, probablement pour garantir une clientèle plus "classe". J'ai bien aimé le Fresh market, un immense bâtiment moderne qui abrite un marché, et surtout à l'étage un grand nombre d'échoppes proposant toutes sortes de cuisines, de la street food aux plats traditionnels, en passant par les kebabs et les plats vegans. Le plat que je goûte n'est pas très appétissant mais typiquement slovaque. On dirait une version pas très fraîche du délicieux plat que j'ai mangé à Salzbourg, et effectivement Veronika et son amie m'expliquent en riant qu'on reconnait la cuisine Slovaque quand on a l'impression que son assiette a été pré-mâchée par quelqu'un d'autre ! Le plat s'appelle bryndza, composé de boulettes de pâtes de pommes de terre (genre gnocchi), de "salaž", un fromage de chèvre frai très salé et de lardons. C'est très lourd, mais c'est bon, même si je reconnais qu'il y aurait de gros efforts à faire sur le dressage de l'assiette ! J'ai également goûté une pâtisserie traditionnelle très bonne, un genre de croissant fourré avec une pâte aux gaines de pavot.

Nous avons eu la chance d'arriver devant le palais présidentiel Grassalkovitch, construit en 1760, à l'heure de la relève de la garde. J'avoue avoir ressenti un peu de peine pour ces pauvres gardes qui devaient se tenir immobile par ces températures négatives. J'avais envie de leur apporter une couverture et un thé !

La vieille ville de Bratislava était fortifiée et composée de quatre portes, nous sommes entrées par Michalská brána (porte Michel), la seule restante. Elle est composée d'une arche créée au pied d'une tour baroque. À l'intérieur, se trouve le Musée des armes, que l'on visite étage par étage, en grimpant un escalier très étroit, pour accéder en haut à une passerelle qui offre une vue panoramique de la vieille ville. Ce musée est couplé à celui de la pharmacie, qui aurait pu être très sympa mais dont nous sommes ressorties un peu frustrées. En effet, cet endroit est occupé par de beaux meubles à pharmacies, composés d'une multitude de bocaux et surtout de tiroirs... que l'on a pas le droit d'ouvrir. Du coup, et bien il n'y a rien à voir et mon âme d'enfant n'a pas vraiment apprécié.

(Veronika, Vierka et Virginie)

En face, sur les hauteurs, on peut voir le château de Bratislava, dont la construction a débuté au cinquième siècle. C'est un bâtiment imposant qui domine la ville à 85 mètre du niveau du Danube. De là, la vue panoramique sur la vieille ville et au delà est superbe, avec au premier plan la Cathédrale gothique Saint-Martin. À cette période où le soleil se couche encore rapidement, nous avons eu le temps de voir, en moins d'une demi-heure et au beau milieu de l'après-midi, la ville de jour, puis la nuit tomber et les lumières s'allumer, mettant en valeur ce château blanc qui se détache sur la nuit bleuté, et, au delà du pont, les immeubles du quartier très soviétique de Petržalka.

Dans le centre, la Stará radnica est une grande place où se trouve l'Hôtel de ville, qui abrite aujourd'hui un musée sur l'histoire de Bratislava. C'est là aussi que se trouve l'ambassade Française et la célèbre statue de Napoléon Bonaparte accoudé à un banc, attraction pour les touristes.

(Vue de l'arrière de l'Hôtel de Ville)

Bratislava est ville truffée de statues. Čumil est la plus célèbre, réalisée en bronze par Viktor Hulík en 1997. Elle représente un travailleur qui sort la tête des (vrais) égouts. Lorsque nous sommes allées la voir, des travailleurs (vivants, eux) étaient à quelques mètres de là, la tête sortant de la bouche d'égout d'en face !

J'ai beaucoup aimé l'architecture de la ville qui est variée et très vivante. Les façades sont colorées et ornées, les toits sont rouges brique ou verts, l'Église calviniste construite, en 1913, dans un style néo-romain, est sobre et bleue.

Ma visite préférée et la plus surprenante dans cette ville est une église catholique dont le nom officiel est Église Saint-Élisabeth, mais qui est couramment appelée Modrý kostol, ce qui signifie « Église bleue ». En effet, construite au début du vingtième siècle dans un style art nouveau, elle est recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de peinture bleue.

Je pense qu'il y a pas mal de choses à visiter, principalement dans la vieille ville. En effet, le reste de la ville ne m'a pas semblé très beau ni attractif, beaucoup de choses on l'air vétustes et sales, ce qui est encore plus choquant en venant de Tallinn qui est, à mon avis, la ville la plus propre de celles que j'ai visité en Europe. Je ne suis restée que deux jours et j'ai beaucoup aimé, sur un séjour plus long et avec du beau temps, je crois qu'il a y plein de choses sympa à visiter en plein-air, en dehors de la ville. Qui sais, peut-être durant un prochain voyage? ;)

Ďakujem Veronika, Vierka & Michal !

Vous trouverez d'autres photos dans l'album

 
 
 

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